{"id":6834,"url":{"canonical":"https:\/\/iran-justice.fr\/brics-fin-acronyme\/","rest_html":"https:\/\/iran-justice.fr\/wp-json\/0a6f70c7\/v1\/id\/6834"},"title":"BRICS : la fin d'un acronyme devenu obsol\u00e8te ?","slug":"brics-fin-acronyme","date":"2026-08-06T08:13:53+02:00","modified":"2026-08-30T22:57:23+02:00","language":"fr-FR","author":"Oceane Muller","excerpt":"BRICS : l\u2019acronyme a-t-il encore un sens apr\u00e8s l\u2019\u00e9largissement BRICS+ ? L\u2019acronyme BRIC est n\u00e9 dans les salles de march\u00e9. Il d\u00e9signait un pari sur la croissance. Br\u00e9sil, Russie, Inde, Chine formaient un bloc statistique, plus qu\u2019une alliance politique. Au...","plain_text":"BRICS : l\u2019acronyme a-t-il encore un sens apr\u00e8s l\u2019\u00e9largissement BRICS+ ?\n\nL\u2019acronyme BRIC est n\u00e9 dans les salles de march\u00e9. Il d\u00e9signait un pari sur la croissance. Br\u00e9sil, Russie, Inde, Chine formaient un bloc statistique, plus qu\u2019une alliance politique.\n\nAu d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, beaucoup d\u2019observateurs occidentaux regardaient l\u2019\u00e9tiquette avec distance. Les quatre pays n\u2019\u00e9taient ni align\u00e9s, ni coordonn\u00e9s. L\u2019id\u00e9e servait surtout \u00e0 classer des rendements attendus \ud83d\udcc8.\n\nLa crise financi\u00e8re de 2008 a chang\u00e9 le regard sur ce groupe. Une partie des \u00e9conomies \u00e9mergentes a mieux r\u00e9sist\u00e9. La Russie a connu un trou d\u2019air en 2009. Les autres ont conserv\u00e9 des rythmes solides, malgr\u00e9 un contexte d\u00e9prim\u00e9.\n\nLe passage de BRIC \u00e0 BRICS, avec l\u2019entr\u00e9e de l\u2019Afrique du Sud en 2011, a marqu\u00e9 un tournant. Des sommets r\u00e9guliers ont install\u00e9 une pratique diplomatique. Des formats de travail ont commenc\u00e9 \u00e0 s\u2019ordonner, m\u00eame si les int\u00e9r\u00eats restaient divergents.\n\nDe l\u2019\u00e9tiquette financi\u00e8re au club politique : une bascule lente\n\nLa transformation tient \u00e0 une logique simple : une fois nomm\u00e9s, les ensembles finissent par agir. Des ministres se rencontrent. Des communiqu\u00e9s se ressemblent. Des institutions apparaissent, comme la Nouvelle Banque de D\u00e9veloppement.\n\nCe glissement n\u2019a jamais effac\u00e9 les rivalit\u00e9s. L\u2019Inde et la Chine se disputent des zones frontali\u00e8res. Le Br\u00e9sil alterne des cycles politiques qui changent sa priorit\u00e9 ext\u00e9rieure. L\u2019Afrique du Sud cherche une place entre partenariats occidentaux et solidarit\u00e9s du Sud.\n\nDans les faits, l\u2019acronyme est devenu un marqueur. Il signale une volont\u00e9 de peser sur les r\u00e8gles. Il sert de tribune \u00e0 des pays qui refusent d\u2019\u00eatre r\u00e9duits \u00e0 des \u00ab march\u00e9s \u00bb ou \u00e0 des \u00ab zones d\u2019influence \u00bb.\n\nLa question de l\u2019obsolescence : un mot peut-il survivre \u00e0 son succ\u00e8s ?\n\nL\u2019ironie est connue : plus un club s\u2019\u00e9largit, plus son nom devient fragile. Les BRICS+ ne renvoient plus \u00e0 cinq trajectoires. Le groupe a accueilli en 2024 l\u2019\u00c9gypte, l\u2019\u00c9thiopie, l\u2019Iran et les \u00c9mirats arabes unis. L\u2019Indon\u00e9sie est venue ensuite, d\u00e9but 2025.\n\nLe sigle conserve pourtant une valeur m\u00e9diatique. Il est court. Il s\u2019exporte. Il sert de raccourci, m\u00eame quand la r\u00e9alit\u00e9 d\u00e9passe le cadre initial.\n\nPour illustrer ce dilemme, un fil conducteur aide \u00e0 comprendre. \u00c0 Dakar, une directrice d\u2019entreprise fictive, A\u00efssatou Ndiaye, suit les sommets BRICS+. Elle ne cherche pas un symbole. Elle cherche des lignes de cr\u00e9dit, des partenaires logistiques, des contrats d\u2019ing\u00e9nierie. Sa question est directe : le label BRICS+ change-t-il les conditions concr\u00e8tes ?\n\nCette interrogation pr\u00e9pare la suite : un nom n\u2019est pas qu\u2019un slogan. Il devient utile s\u2019il d\u00e9bouche sur des m\u00e9canismes et des arbitrages visibles \u2696\ufe0f.\n\nSommet des BRICS+ \u00e0 Rio : la contestation de la \u00ab mondialisation lib\u00e9rale \u00bb en acte\n\nLe 17\u1d49 sommet des BRICS+ \u00e0 Rio de Janeiro, le 6 juillet 2025, a fix\u00e9 une ligne politique. Le pr\u00e9sident russe, intervenant en visioconf\u00e9rence, a jug\u00e9 le mod\u00e8le de mondialisation lib\u00e9rale \u00ab obsol\u00e8te \u00bb. Le propos visait une architecture domin\u00e9e par les \u00c9tats-Unis, les institutions de Bretton Woods et le dollar.\n\nLe message a \u00e9t\u00e9 construit comme un manifeste. Il a insist\u00e9 sur le d\u00e9placement du centre de l\u2019activit\u00e9 vers les march\u00e9s \u00e9mergents. Il a appel\u00e9 \u00e0 intensifier les coop\u00e9rations dans les ressources, la logistique, le commerce et la finance.\n\nUn discours qui vise les r\u00e8gles plut\u00f4t que les \u00e9changes\n\nLe c\u0153ur du d\u00e9bat ne porte pas sur le commerce mondial en soi. Il porte sur la mani\u00e8re dont s\u2019\u00e9crivent les r\u00e8gles. Qui fixe les normes ? Qui contr\u00f4le les canaux de paiement ? Qui d\u00e9cide des sanctions ?\n\nLes BRICS+ cherchent une marge de man\u0153uvre face aux outils occidentaux. Le cas russe a accentu\u00e9 cette dynamique. Les sanctions ont montr\u00e9 l\u2019effet des d\u00e9pendances : syst\u00e8mes de paiement, assurances maritimes, chambres de compensation, technologies critiques.\n\n\u00c0 Rio, l\u2019absence physique de certains dirigeants a aussi parl\u00e9. Xi Jinping n\u2019\u00e9tait pas pr\u00e9sent et la Chine a \u00e9t\u00e9 repr\u00e9sent\u00e9e par son Premier ministre. Vladimir Poutine a particip\u00e9 \u00e0 distance, dans un contexte de mandat d\u2019arr\u00eat international. Ces \u00e9l\u00e9ments rappellent une r\u00e9alit\u00e9 : la coh\u00e9sion du groupe reste en construction \ud83e\udde9.\n\n\u00c9tude de cas : une crise logistique et la recherche d\u2019alternatives\n\nReprenons A\u00efssatou Ndiaye, qui importe des \u00e9quipements pour une usine de transformation alimentaire. Une tension sur les routes maritimes, ou une hausse d\u2019assurance, peut rendre un projet non rentable.\n\nDans ce type de situation, les annonces BRICS+ deviennent concr\u00e8tes si elles d\u00e9bouchent sur des corridors, des ports, des garanties financi\u00e8res. Un sommet qui promet une coordination logistique doit ensuite prouver sa capacit\u00e9 \u00e0 produire des appels d\u2019offres, des calendriers et des clauses claires.\n\nLes BRICS+ savent que le test n\u2019est pas rh\u00e9torique. Il est administratif, bancaire et industriel. Un bloc qui veut peser doit savoir ex\u00e9cuter, et pas seulement d\u00e9clarer \ud83c\udfd7\ufe0f.\n\nLa logique conduit au sujet suivant : la taille du groupe suffit-elle \u00e0 faire syst\u00e8me ?\n\n\n\n\nPoids \u00e9conomique des BRICS+ : chiffres, comparaison avec le G7 et limites du bloc\n\nLes d\u00e9fenseurs du BRICS+ mettent en avant l\u2019ampleur d\u00e9mographique. Les ordres de grandeur circulent autour de 45 % \u00e0 pr\u00e8s de 50 % de la population mondiale. Les variations viennent des sources et des p\u00e9rim\u00e8tres retenus.\n\nSur l\u2019\u00e9conomie, les discours m\u00e9langent souvent PIB nominal et PIB en parit\u00e9 de pouvoir d\u2019achat. En nominal, un total d\u2019environ 28 000 milliards de dollars est souvent cit\u00e9. Il reste inf\u00e9rieur au G7, autour de 51 000 milliards. En parit\u00e9 de pouvoir d\u2019achat, les BRICS+ d\u00e9passent fr\u00e9quemment le G7, ce qui alimente la bataille des r\u00e9cits \ud83d\udcca.\n\nTableau de lecture : ce que disent les indicateurs (et ce qu\u2019ils cachent)\n\n\n\n\nIndicateur \ud83d\udd0e\nBRICS+ \ud83c\udf0d\nG7 \ud83c\udfdb\ufe0f\nCe que cela implique \u26a0\ufe0f\n\n\n\n\nPopulation\n\u2248 45\u201350 % \ud83d\udc65\n\u2248 10 % \ud83d\udc65\nPoids politique et march\u00e9s int\u00e9rieurs plus larges\n\n\nPIB nominal cumul\u00e9\n\u2248 28 000 Md$ \ud83d\udcb0\n\u2248 51 000 Md$ \ud83d\udcb0\nCapacit\u00e9 financi\u00e8re encore inf\u00e9rieure, surtout en devises fortes\n\n\nPIB en PPA\n\u2248 40 %+ \u2699\ufe0f\nInf\u00e9rieur \u2699\ufe0f\nPuissance de production et consommation locale plus visible\n\n\nDiversit\u00e9 politique\nTr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e \ud83e\udded\nPlus homog\u00e8ne \ud83e\udded\nD\u00e9cision commune plus lente, compromis plus difficiles\n\n\n\n\nCe que la comparaison avec le G7 ne dit pas\n\nLe G7 dispose d\u2019un avantage structurel : des monnaies de r\u00e9serve, des march\u00e9s financiers profonds, des normes techniques export\u00e9es. Ces atouts ne se remplacent pas par une addition de PIB.\n\nLes BRICS+ disposent d\u2019autres leviers : mati\u00e8res premi\u00e8res, d\u00e9mographie, potentiel industriel, grandes infrastructures. Mais ces leviers demandent coordination et stabilit\u00e9 r\u00e9glementaire.\n\nDans les couloirs, beaucoup d\u2019investisseurs raisonnent comme A\u00efssatou Ndiaye. Ils ne demandent pas si le groupe \u00ab gagne \u00bb face au G7. Ils demandent si un projet est finan\u00e7able, assurables, et livrable dans les d\u00e9lais \u23f1\ufe0f.\n\nPour entrer dans le dur, il faut aborder la question mon\u00e9taire. C\u2019est l\u00e0 que les tensions deviennent techniques et politiques \u00e0 la fois.\n\nD\u00e9dollarisation des BRICS+ : monnaies locales, paiements et limites d\u2019une monnaie commune\n\nLa d\u00e9dollarisation est devenue un axe central. L\u2019objectif n\u2019est pas toujours de remplacer le dollar. Il s\u2019agit d\u2019en r\u00e9duire l\u2019usage dans les \u00e9changes internes, et de limiter l\u2019exposition aux sanctions.\n\nDes estimations reprises dans le d\u00e9bat public \u00e9voquent une baisse d\u2019environ 33 % de la part du dollar dans les \u00e9changes commerciaux au sein du groupe. La m\u00e9thode exacte varie selon les flux retenus, mais la tendance est coh\u00e9rente : davantage de facturation en monnaies nationales.\n\nPourquoi les monnaies locales attirent, et pourquoi elles inqui\u00e8tent\n\nFacturer en monnaie locale r\u00e9duit le besoin de dollars. Cela baisse aussi certains co\u00fbts de conversion. Pour une entreprise indienne achetant des hydrocarbures, payer en roupies peut stabiliser une partie du risque.\n\nMais la contrepartie est connue : toutes les monnaies ne sont pas aussi liquides. Les march\u00e9s de change ne sont pas toujours assez profonds. Les entreprises demandent des couvertures, des garanties, des banques capables d\u2019absorber des chocs.\n\nDans l\u2019exemple d\u2019A\u00efssatou Ndiaye, un contrat en monnaie locale peut \u00eatre utile. Il devient risqu\u00e9 si l\u2019autre partie ne peut pas rapatrier, convertir ou financer ses intrants. Le gain politique se heurte vite au besoin de tr\u00e9sorerie \ud83d\udcb3.\n\nMonnaie commune : un horizon souvent cit\u00e9, mais rarement op\u00e9rationnel\n\nLe d\u00e9bat sur une monnaie commune revient \u00e0 chaque sommet. Dans la pratique, les documents de travail privil\u00e9gient des pistes plus modestes. Les BRICS+ cherchent surtout \u00e0 renforcer les syst\u00e8mes de paiement, les accords de swap, et la compensation bilat\u00e9rale.\n\nUne monnaie commune suppose une banque centrale, une politique mon\u00e9taire partag\u00e9e et une discipline budg\u00e9taire. L\u2019h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 actuelle rend l\u2019exercice tr\u00e8s difficile. Les \u00e9carts d\u2019inflation, de r\u00e9gimes de change et de confiance institutionnelle restent importants.\n\nPour suivre les leviers concrets, une liste aide \u00e0 clarifier les outils envisag\u00e9s. Elle distingue ce qui rel\u00e8ve du court terme, et ce qui ressemble \u00e0 un chantier de d\u00e9cennie.\n\n\ud83d\udcb1 Facturation des \u00e9changes en monnaies nationales, par secteurs et par corridors commerciaux.\ud83c\udfe6 Accords de swap entre banques centrales pour s\u00e9curiser la liquidit\u00e9 en crise.\ud83e\uddfe Syst\u00e8mes de paiement alternatifs et interconnexions, pour r\u00e9duire la d\u00e9pendance aux rails dominants.\ud83d\udee1\ufe0f Garanties publiques et assurances export, pour limiter le risque de change des entreprises.\ud83d\udcc9 D\u00e9veloppement de march\u00e9s obligataires locaux, pour financer en monnaie domestique.\n\nLa question n\u2019est donc pas \u00ab dollar ou pas dollar \u00bb. Elle est plus prosa\u00efque : quels instruments r\u00e9duisent le risque, sans casser les \u00e9changes ?\n\nCe d\u00e9bat conduit vers un terrain o\u00f9 les BRICS+ cherchent des alli\u00e9s : l\u2019Afrique, ses infrastructures, et ses arbitrages.\n\n\n\n\nBRICS+ et Afrique : opportunit\u00e9s de financement, infrastructures et risques politiques\n\nPour de nombreux pays africains, l\u2019int\u00e9r\u00eat du BRICS+ ne tient pas \u00e0 une posture anti-occidentale. Il tient \u00e0 la diversification des partenaires et des formats de financement. Quand une n\u00e9gociation devient trop asym\u00e9trique, l\u2019existence d\u2019une option concurrente change l\u2019\u00e9quation \ud83e\udd1d.\n\nLa Nouvelle Banque de D\u00e9veloppement occupe une place centrale dans ce paysage. Elle finance des projets d\u2019infrastructures, avec une approche souvent pr\u00e9sent\u00e9e comme moins intrusive. Les \u00c9tats y voient une marge de n\u00e9gociation plus large sur les conditionnalit\u00e9s.\n\nExemple concret : \u00e9nergie et corridors logistiques\n\nUn r\u00e9seau \u00e9lectrique, une voie ferr\u00e9e, un port sec : ces projets demandent des pr\u00eats longs et une visibilit\u00e9 politique. Les BRICS+ mettent en avant leur volont\u00e9 de coop\u00e9rer sur la logistique et les cha\u00eenes de valeur.\n\nSi une capitale africaine obtient un financement pour un corridor, l\u2019impact d\u00e9passe le transport. Les zones industrielles se connectent. Les co\u00fbts baissent. Des unit\u00e9s de transformation deviennent viables.\n\nDans le fil conducteur, A\u00efssatou Ndiaye suit un projet de plateforme logistique r\u00e9gionale. Un pr\u00eat \u00e0 taux raisonnable peut d\u00e9clencher un investissement priv\u00e9 en aval. Mais la r\u00e9ussite d\u00e9pend d\u2019un d\u00e9tail : la gouvernance du projet, les appels d\u2019offres, la transparence des co\u00fbts.\n\nCoop\u00e9ration Sud-Sud : promesses et conditions de r\u00e9ussite\n\nLa coop\u00e9ration Sud-Sud peut acc\u00e9l\u00e9rer l\u2019industrialisation. Elle peut aussi reproduire de vieux sch\u00e9mas, si les exportations restent concentr\u00e9es sur les mati\u00e8res premi\u00e8res.\n\nLe point de bascule se joue dans les contrats. Un accord qui inclut une part de transformation locale change la donne. Un accord qui transf\u00e8re des comp\u00e9tences, m\u00eame limit\u00e9es, cr\u00e9e un effet d\u2019apprentissage.\n\nLes risques existent et doivent \u00eatre nomm\u00e9s. La comp\u00e9tition entre puissances peut durcir les choix diplomatiques. Les pays africains doivent \u00e9viter d\u2019\u00eatre pris dans des logiques de blocs. L\u2019enjeu est de garder une politique ext\u00e9rieure pragmatique, dossier par dossier \ud83e\udde0.\n\nLes fragilit\u00e9s internes du BRICS+ vues depuis l\u2019Afrique\n\nL\u2019h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 politique du groupe p\u00e8se sur sa lisibilit\u00e9. D\u00e9mocraties et r\u00e9gimes autoritaires cohabitent. Les crises internes de l\u2019un peuvent contaminer l\u2019image de l\u2019ensemble.\n\nPour un minist\u00e8re des Finances africain, la question est simple : qui garantit la stabilit\u00e9 des flux ? Qui arbitre en cas de litige ? Quels tribunaux, quelles clauses, quelles assurances ?\n\nSi ces r\u00e9ponses restent floues, l\u2019acronyme redevient un slogan. S\u2019il se traduit par des institutions robustes, il devient un outil. La suite logique est donc institutionnelle : la cr\u00e9dibilit\u00e9 des BRICS+ se jouera dans l\u2019ex\u00e9cution \u2705.","word_count":2103,"reading_minutes":11,"headings":[{"level":2,"text":"BRICS : l\u2019acronyme a-t-il encore un sens apr\u00e8s l\u2019\u00e9largissement BRICS+ ?"},{"level":3,"text":"De l\u2019\u00e9tiquette financi\u00e8re au club politique : une bascule lente"},{"level":3,"text":"La question de l\u2019obsolescence : un mot peut-il survivre \u00e0 son succ\u00e8s ?"},{"level":2,"text":"Sommet des BRICS+ \u00e0 Rio : la contestation de la \u00ab mondialisation lib\u00e9rale \u00bb en acte"},{"level":3,"text":"Un discours qui vise les r\u00e8gles plut\u00f4t que les \u00e9changes"},{"level":3,"text":"\u00c9tude de cas : une crise logistique et la recherche d\u2019alternatives"},{"level":2,"text":"Poids \u00e9conomique des BRICS+ : chiffres, comparaison avec le G7 et limites du bloc"},{"level":3,"text":"Tableau de lecture : ce que disent les indicateurs (et ce qu\u2019ils cachent)"},{"level":3,"text":"Ce que la comparaison avec le G7 ne dit pas"},{"level":2,"text":"D\u00e9dollarisation des BRICS+ : monnaies locales, paiements et limites d\u2019une monnaie commune"},{"level":3,"text":"Pourquoi les monnaies locales attirent, et pourquoi elles inqui\u00e8tent"},{"level":3,"text":"Monnaie commune : un horizon souvent cit\u00e9, mais rarement op\u00e9rationnel"},{"level":2,"text":"BRICS+ et Afrique : opportunit\u00e9s de financement, infrastructures et risques politiques"},{"level":3,"text":"Exemple concret : \u00e9nergie et corridors logistiques"},{"level":3,"text":"Coop\u00e9ration Sud-Sud : promesses et conditions de r\u00e9ussite"},{"level":3,"text":"Les fragilit\u00e9s internes du BRICS+ vues depuis l\u2019Afrique"}],"taxonomy":{"categories":["Monde"],"tags":[]},"schema_version":"1.0"}